Méli mélo

instants fugitifs

29 octobre 2009

Perturbations

Mais qu'est-ce qu'elles foutent
les moniales dans leurs cellules
comme les autres
et différentes
elles ne cultivent
ni la musique
ni l'érudition
ni l'exploitation des terres
les prières
ne se cultivent pas
les silences
font songer à la mort.

Que leur reste-t-il
du feu initial
des flammes dévorantes
de la volonté tenace
de la résolution définitive
que reste-t-il
pauvres animaux mortels.

Qu'avez-vous trouvé
du mystère
qu'avez-vous trouvé
de l'amour.
Avez-vous vous aussi
mis une carapace
pour ne pas voir
pour ne pas entendre
les cris du monde.

Ce que je cherche
relayer les cris
de l'humanité.
( le 27 10 09 )

Posté par chaabi39 à 11:34 - poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La ville

Te dire la ville
la ville folle
la ville sage
femmes âgées
enfants
et tous les cinémas
et tous les magasins

Aux terrasses des cafés
des hommes
peu de femmes
toujours pareil
pas à ma place.

Et les avions
petits avions
y-a-t-il des u l m
ces ailes à moteur
demain peut-être
dans le ciel bleu.

Posté par chaabi39 à 11:10 - poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Paroles

Te dire le soleil angoissé et la lune méditante.
Te dire le vent qui s'est enfuit et la pluie qui a cessé.
Te dire toutes les étoiles perdues en ville.
Te dire la mer si lointaine qu'on l'a oubliée.
Te dire la montagne aimée qu'on ne peut plus imaginer.
Te dire les petits enfants aimés qu'on veut revoir.
Te dire les enfants aimés qu'on n'oubliera jamais.
Te dire le ciel bleu et l'ombre sur les toits.
Te dire le linge qui sèche sur le balcon.
Te dire tout ce qu'on ne peut pas dire.

Posté par chaabi39 à 11:00 - poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Guérison

Guérir avec cette musique de violon.
Guérir avec ce silence et tous ces objets rassemblés.
Guérir avec tous ces oiseaux, tous ces poissons, cette mer, ces montagnes.
Guérir avec la vie de la mer, cette diversité et toutes ces couleurs.
Guérir avec le soir qui tombe.
Guérir avec toute la tendresse.

Posté par chaabi39 à 10:46 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2009

Au bord du gouffre

Parfois c’est comme un grain de folie, une tristesse inaccoutumée, une angoisse incompréhensible, une fatigue anormale, une crainte irraisonnée.

Parfois j’ai l’impression que peu de choses pourrait me faire basculer, que je suis sur une limite dangereuse.

Parfois c’est la peur de continuer la route, le manque d’occupations obligatoires, le chemin difficile.

Parfois c’est le dégoût, l’énergie qui s’en va…

Depuis des millénaires, les femmes ont fait les servantes et j’ai du mal à sortir de là… oui, j’ai du mal à être une femme indépendante.

Posté par chaabi39 à 09:51 - re-création - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2009

Absence de cris

Ce désir de crier, ce désir d'appeler, ce désir d'écrire. Je ne peux ni crier, ni appeler mais je peux écrire.
Absence de mots, absence de cris, par quel miracle je pourrais exprimer ce que je ressens.
Non, ce n'est pas la mort que je choisis.
Non, ce n'est pas l'hystérie que je choisis.
Non, ce n'est pas les fausses consolations que je choisis.
Il faudra écrire même n'importe quoi pour ne pas mourir.

Posté par chaabi39 à 14:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fenêtres

Il y a les volets fermés qui parlent d'absence ou de sommeil. Il y a les volets ouverts qui parlent de vie, d'action, de travail.
Il y a les fenêtres ouvertes sur les balcons qui parlent de confiance et d'espérance et parfois il y a une silhouette derrière la fenêtre ou parfois la personne s'expose sur son balcon.
Et puis, il y a le volet entrouvert depuis presque un mois avec le même drap qui pend lamentablement à la fenêtre, il y a là une absence, un départ urgent, une mort peut-être. C'est impossible qu'une personne vivante laisse ce drap ou ce tissu pendu sous la poussière salissante... Un vrai roman policier.
En face de moi, une femme attendait à la fenêtre étroite de son appartement. Elle attendait, elle était jeune, elle regardait sachant bien que de ce côté, elle ne verrait pas grand chose, c'était la cour intérieure.
Elle était rentrée chez elle, imprégnée du ciel bleu ensoleillé.
( le 23-10-09 )

Posté par chaabi39 à 14:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Au bord de l'eau

J'attends le bateau près du fleuve qui coule doucement, quelques cygnes et canards se laissent aller au fil de l'eau.
L'arbre penche vers l'eau et ses feuilles se délectent de l'humidité et de la douceur.
J'écoute les oiseaux et le bruit sourd de la circulation des voitures lointaines.
Quelques femmes promènent leurs chiens... non vraiment je n'en veux pas.
Fleuve pollué mais sa surface est belle. Je vais mieux après cette nuit difficile, enserrée dans la nature que j'ai perdue depuis que je suis en ville.
Est-ce le dernier jour qu'arrivera le bateau ?
( le 22-10-09 )

Posté par chaabi39 à 13:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'indicible

Il y a tout ce qu'on ne peut exprimer, tout ce qui n'a pas de mot pour le dire, tout ce qui fait souffrir, tout ce qui désespère.
Il y a tout ce qui ne peut sortir, il y a tout ce qui tue à petit feu, il y a tout ce qu'on pourrait peut-être exprimer par la couleur.
Il y a tout ce qu'on garde caché pour ne pas le faire fouler aux pieds, pour ne pas le faire moquer, pour ne pas le faire écraser.
Les mots, les paroles fatiguent, elles ne peuvent dire l'intraduisible.
Il y a tout ce qui appartient aux douleurs du corps qu'on ne peut dire, qu'on ne peut raconter.
Il y a tout ce que je ne peux pas écrire. Tous les mots sont-ils pourris ?
( le 22-10-09 )

Posté par chaabi39 à 13:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Désarroi du corps

Terre labourée, hersée, broyée, griffée, brûlée, saccagée.

Pierre cassée, écrasée, percée, lacérée, taillée, transpercée.

Souris souffrante, agressée, violentée, dépecée, sanglante, mourante.

Souris réanimée.

( le 17-10-09 )

Posté par chaabi39 à 13:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »