30 août 2009
La peur de perdre
Parfois, au cours d'un changement de vie, il y a des moments de panique.
Ce que je vais laisser, le retrouverais-je ? mes cahiers, mes photos, mes livres et peut-être mon ordinateur.
Et puis quelques bibelots en bois et les pierres trouvées de ci de là : Galibier, Luberon ; alors je fais le petit Poucet, je prends ces pierres ordinaires et je les pose précieusement dans un coin de la cour.
Et les pierres molasses du bois, ces pierres étranges, sculptées par le temps, je les prends, je les pose précieusement dans le chemin caché, je les installe à ma façon, je me rends compte qu'il est facile de modifier la molasse avec une pierre dure coupante, je me crois revenu au temps préhistorique, au temps où l'homme a commencé à transformer la pierre...
Depuis les temps de l'éveil de l'homme, il est toujours aussi curieux !
Dans cet instant d'activité, je suis heureuse.
28 août 2009
ça vit
Le vent s'est levé chargé de fraîcheur et toutes les feuilles font la danse, celles du figuier, celles du tamaris, celles des acacias.
La cour brûlée par la canicule semble revivre.
Le ciel se couvre, tout en blancheur, tout en petits nuages pommelés qui se rassemblent...
On aime ces bruits du vent, parfois forts, parfois faibles, dans les hauts peupliers ; ça bouge, ça vit.
Le portail mal calé bat au vent dans un bruit régulier.
Quelques voitures passent...
Les chats se reposent sans agitation.
Aujourd'hui, les oiseaux se sont absentés !
Ne m'enfermez pas
J'ai rêvé d'une ville labyrinthique où chaque fois que je voulais sortir, je trouvais des passages dangereux, des escaliers avec le vide.
Dans la grande salle , quelqu'un m'a fait un papier, était-il vraiment nécessaire ?
J'étais trop pressée de sortir de cette ville immense , moyenâgeuse ; de cette ville avec tant de pauvretés, où rien n'est droit, rien n'est facile, où il y a tant de passages effrayants.
Elle marchait, elle cherchait une sortie, elle allait trouver !
Tout cela sans violence !
20 août 2009
très occupée
Je suis très occupée en ce moment pour préparer le changement dans ma vie. J'abandonnerai le blog et l'ordinateur pour un temps indéterminé.
15 août 2009
Schéma
Je me rends compte; quand j'écris les mots me viennent en schéma, c'est embêtant. Donc il y a des manques, des trous, des non-dit.
Je crois que c'est à cause de la vitesse avec lesquelle ça arrive ou de la difficulté à trouver le mot juste et après je n'arrive pas à retravailler, à recomposer.
Je crois que depuis dix ans, je n'ai écrit que des schémas sans pouvoir faire autrement ( sauf dans les histoires )
Fini les jolis compositions de mon enfance.
J'aimerai composer...
Exercices pratiques
La vie se charge de nous faire perdre nos habitudes : j'écris un schéma le 12 , le 13 je tombe en panne la quatrième fois avec le gros moteur diesel de ma petite voiture tout terrain.
Fini... mon garage est en vacances, vice caché probablement avec cette voiture, qui me dira la vérité ?
Je l'abandonne et je louerai une voiture en longue durée, je l'ai fait dans le passé mais ce n'était guère intéressant. A 220 euros par mois, trois ans de garantie, pièces usées changées c'est plus intéressant.
Mais avec ces vacances, il n'y a personne, j'ai passé ma journée au téléphone sans succès.
Et pourtant, le 13, j'avais eu un interlocuteur et non une machine...
12 août 2009
Perdre ses habitudes
Perdre l'habitude de confinement, l'habitude de peur, celle de demande d'autorisation, celle d'être toujours pressée pour rentrer à la maison, celle de partir chaque année en Afrique, celle de partir en ballade en voiture sans avoir la possibilité de s'arrêter, de souffler, de contempler, de visiter ou si peu, perdre l'habitude de servir sans rien oublier : les repas, les médicaments, les collyres.
Tout cela va disparaître !
Habitudes c'est le contraire de créations, pas se casser la tête, on verra avec ce qui arrive à chaque instant.
Je reprendrai mon nom de terre !
Plus de guerre
Trente ans de préparation inconsciente avec impossibilité de réalisation car il y avait trop d'obstacles réels, trop de déchirements et puis un jour, on dit : " c'est décidé définitivement ".
Un jour où il n'y a plus de guerre intérieure, un jour où le poids des devoirs tombent, un jour où les peurs de violences s'amenuisent, un jour où on ne se trouve plus mauvaise de partir, un jour où la nécessité se fait plus pressante pour continuer sa vie autrement et non ailleurs.
Ce jour est arrivé !
11 août 2009
Je ne suis pas adepte du jeunisme, je connais mon âge pourtant j'étais plus vieille à vingt trois ans que maintenant. A cette époque, je ressentais comme une fin de vie, un dégoût, une immense déception et je n'arrivais pas à faire des projets.
Maintenant l'horizon s'ouvre, le mur s'écroule, la maison s'ouvre, l'atelier s'imagine, le rebondissement du corps apparaît.
Mais ce n'est pas l'euphorie, il faut assumer l'échec relatif de trente six ans de vie, il faut casser l'entreprise...
Il faut revivre et non survivre !
09 août 2009
Jeune vache gambadant
La jeune vache rousse rajeunira... elle se nourrira de fleurs rares, elle s'abreuvera à la source, elle sautera les ravins, elle gambadera à travers les prés et les forêts, elle dansera dans son abri, elle dormira dans la tranquillité.
Elle respirera l'air des montagnes, elle s'enivrera de soleil et de lumière mais elle ne pourra jamais s'envoler, que dans le rêve. Peut-être conduira-t-elle un planeur ou un ulm, on ne sait jamais. Peut-être conduira-t-elle un petit bateau, on ne sait jamais. Peut-être partira-t-elle pour un long voyage, on ne peut prévoir.
Elle ne pensera plus jamais qu'elle a été vache de partir ! elle ne sera plus en souci de l'homme qu'elle a laissé, elle ne se croira plus sa mère !